Archives de catégorie : Cinéma
Modern times (Charlie Chaplin)
Les mésaventures d’un ouvrier d’usine rendu fou par le travail à la chaîne.
Red Rocket (Sean Baker)
Mikey Saber revient dans sa ville natale du Texas après des années de carrière de pornstar à Los Angeles. Il n’y est pas vraiment le bienvenu… Sans argent, sans emploi, il doit retourner vivre chez son ex-femme et sa belle-mère… Pour payer son loyer, il reprend ses petites combines mais une rencontre va lui donner l’espoir d’un nouveau départ.
La battaglia di Algeri (Gillo Pontecorvo)
En 1965, trois ans après l’indépendance de l’Algérie, le cinéaste italien Gillo Pontecorvo entreprend le tournage d’un film reconstituant la bataille d’Alger (1956/1957). Ce film en noir et blanc à l’esthétique inspirée des actualités fait l’effet d’une bombe et rafle en 1966 le Lion d’Or à Venise. Alors qu’en France le film sera interdit jusqu’en 1971, en Algérie, il devient mythique, programmé chaque année par la télévision pour la commémoration de l’indépendance. Gillo Pontecorvo s’était appuyé sur les souvenirs de Youcef Saadi, protagoniste des événements, qui joue dans le film son propre rôle. S’appuyant sur de très nombreux témoignages et des archives exceptionnelles, ce documentaire de Malek Bensmaïl se livre, soixante ans plus tard, à une enquête qui nous mène de la Casbah à Paris, de Rome aux États-Unis (Tënk).
Pietà (Kim-Ki Duk)
Un usurier vicieux voit un jour débarquer une femme dans sa vie. Elle prétend être sa mère…
Les rayons gamma (Henry Bernadet)
L’espace d’un été, les tribulations d’un groupe d’adolescents d’un quartier populaire et multiethnique de Montréal.
All the Beauty and the Bloodshed (Laura Poitras)
Après avoir connu une dépendance à l’oxycodone, la photographe et activiste américaine Nan Goldin s’attaque à la toute-puissante famille Sackler, qui a commercialisé cet opioïde. Forme surprenante, faisant dialoguer l’intime et le politique. Grande puissance émotionnelle. Parties inégalement substantielles. N. Goldin, indomptable et fascinante.
Kuolleet lehdet (Aki Kaurismäki)
L’idylle naissante entre une employée au statut précaire et un ouvrier alcoolique est contrariée par divers incidents et malentendus. Romance attendrissante, portée par un humanisme chaleureux et un humour pince-sans-rire délicieux. Réalisation minimaliste, fort évocatrice. Interprétation dans le ton.
Hana-Bi (Takeshi Kitano)
Harcelé par des gangsters, un flic au passé chargé commet un vol pour partir en voyage avec sa femme mourante. Contraste saisissant entre les moments de tendresse et de violence. Style contemplatif et lyrique. Travail sonore et visuel superbe. Interprétation dépouillée.
Le mani sulla città (Francesco Rosi)
Dans un quartier populaire d’une grande ville, un immeuble s’écroule causant des morts et des blessures. Cela vient de travaux de construction effectués par une entreprise sous la direction d’un conseiller municipal influent, Nottola. L’opposition réclame une enquête que l’administration accorde à cause des élections imminentes. Le parti en place, auquel appartient Nottola, louvoie pour garder le pouvoir malgré le scandale. Nottola réussit à se maintenir à l’aide de diverses combinaisons et ses spéculations continuent de plus belle.