La strada (Federico Fellini)

Dresser des listes est une activité dont sont friands les cinéphiles. Tous les ans, ce même rituel : compilation des dix meilleurs films, avec analyses comparées, débats, discussions enflammées. Mais qu’en est-il de la liste ultime des films les plus marquants de l’histoire du cinéma? C’est-à-dire ces films qu’il faut avoir vus, ceux qui ont transformé à jamais l’art du cinéma, mais aussi notre manière de voir une culture, d’appréhender le monde autant que sa propre vie? Ce programme fait le pari de répondre en partie à ce défi avec près de quatre-vingts films, produits entre 1916 et 1960, en attendant vos listes!

Moi aussi, je me souviens d’un Québec blanc ! (Presse-toi à gauche)

Blanc de neige. Blanc de silence. Blanc de givres accrochés aux clôtures comme des dentelles de grand-mère. Blanc de souffle dans l’air quand les hommes parlaient dehors en fin décembre et que chaque phrase devenait un petit nuage. Blanc de tempête qui faisait disparaître les routes, les maisons, les chars, les certitudes et parfois même les voisins. Je me souviens d’un Québec où l’hiver n’était pas une saison, mais un pays.

Boyhood (Richard Linklater)

Mason, six ans, vit dans la banlieue d’Austin avec sa mère, Olivia, et sa sœur aînée, Samantha. Son compagnon parti, Olivia décide de reprendre sa vie en main et de s’installer à Houston où habite sa mère afin de suivre des études. C’est alors que celui-ci réapparaît.

Qu’est-ce qu’un peuple ? (Collectif)

Peuple, un mot qui implique la disparition de l’État existant ? Populaire, un adjectif à travers lequel les dominés acceptent les conditions les plus défavorables à leur propre langage ? « Nous, le peuple », un énoncé performatif par lequel se constituent en peuple les corps réunis dans la rue ? Non pas un peuple, mais des peuples coexistants ? Des rapports de force, une histoire de rapports de force ? Et le populisme, une figure construite sur l’alliage d’une capacité – la puissance brute du grand nombre – et d’une incapacité – l’ignorance attribuée à ce même grand nombre ?

Les trois écologies (Félix Guattari)

Contre la lecture médiatique des accidents écologiques, le philosophe propose de penser l’écologie environnementale avec l’écologie sociale et l’écologie mentale, à travers une lecture éthique et politique. Dans cet essai paru en 1989, il examine les pratiques de recomposition des subjectivités individuelles et collectives au sein de nouveaux contextes techniques, scientifiques et géopolitiques.