Le salaire minimum est loin de permettre une vie décente au Québec (Pivot)

Le seuil de revenu qu’une personne doit atteindre pour se permettre de vivre dignement augmente plus vite que le salaire minimum, les prestations d’aide sociale et l’inflation dans la majorité des grandes villes québécoises. Une réalité causée en grande partie par la flambée des loyers et qui témoigne de la dégradation des conditions de vie des Québécois·es à faible revenu.

Et si on subventionnait le ticket d’autobus? (IRIS)

L’annonce par Mark Carney de la suspension de la taxe d’accise sur l’essence a été vertement critiquée par une panoplie d’intervenants cette semaine. Avec raison, car les défauts d’une telle mesure surpassent clairement ses avantages, du moins si l’on porte notre regard au-delà des quelques mois durant lesquels elle pourrait soulager modestement le portefeuille des Canadien·ne·s.

Comme les subventions à l’achat de voitures électriques, cette mesure vise en théorie à soutenir la demande pour l’essence, un produit dont dépend une majorité de personnes au Canada pour se rendre au travail (entre autres besoins de déplacement). On peut alors se demander l’effet qu’aurait eu cette logique si on l’avait plutôt appliquée au transport en commun, comme l’a fait par exemple le Pakistan en réaction à l’explosion des prix de l’essence. Si Ottawa avait plutôt choisi de donner un coup de pouce à la population pour qu’elle utilise ce mode de transport moins coûteux et plus écologique que la voiture, la demande aurait-elle augmenté? Si l’on en croît les multiples expériences de gratuité qui ont été appliquées dans ce domaine, la réponse est oui.

Six mois après l’instauration de la gratuité du transport en commun pour les personnes âgées à Montréal, les déplacements étaient en hausse de 15 à 20 % pour cette catégorie d’usagers. À Mont-Tremblant dans les Laurentides, la hausse de l’achalandage a été de 40% la première année de la gratuité, qui s’applique de manière universelle. À Belœil en Montérégie, la hausse a été de 78% sur un an. À Boischatel, municipalité située à l’est de Québec, les déplacements ont pratiquement doublé. En Abitibi-Témiscamingue, Rouyn-Noranda a connu une hausse de 58%. En clair, le succès de la mesure explique que plusieurs villes au Québec comme ailleurs dans le monde l’aient adoptée, malgré ces limites certaines.

Certes, la gratuité a un coût. On peut estimer qu’il s’élèverait à environ 1,1G$ si l’on considère le montant cumulatif des recettes tarifaires des sociétés de transport en commun du Québec. Mais le soutien à l’automobile et à l’industrie pétrolière en a un bien plus grand qu’on n’a plus les moyens de s’offrir.

1er mai 2026 Vers la grève sociale (CLAC)

Ceci est une invitation à toutes les personnes qui ne veulent pas rester silencieuses devant le triomphe de la haine et du capital à s’organiser en préparation du 1er mai 2026. C’est un appel à adopter des moyens de pression au sein de vos organisations pour interrompre le cours normal des choses, à organiser des actions de perturbation autonomes, à participer à celles annoncées et à se rejoindre massivement dans la rue lors d’une manifestation commune à Montréal/Tiohtià:ke.

Les réductions d’impôt consenties par Québec depuis 1998 coûtent 12G $ par année au Trésor public (IRIS)

Au fil des ans, le gouvernement du Québec s’est privé de revenus substantiels en réduisant l’utilisation de certains outils fiscaux, comme l’impôt des particuliers, et en abolissant certains autres, comme la taxe sur le capital des entreprises. La diminution des recettes fiscales a fragilisé le financement des missions sociales de l’État, alors qu’il aurait fallu l’accroître pour répondre aux multiples défis de notre époque. En outre, lorsque le gouvernement annonce de façon périodique qu’il entend s’attaquer à un déficit budgétaire par le biais de compressions des dépenses gouvernementales, il omet habituellement la piste des nouveaux revenus qu’il pourrait engranger s’il s’en donnait les moyens. Ce cercle vicieux réduit sa capacité à répondre aux besoins de la population et mine la confiance de cette dernière dans les services publics.

Endométriose : maladie systémique, coûts structurels (Pivot)

L’endométriose coûterait 1,8 milliard $ par année à la société canadienne. À côté de ce chiffre, la maladie impacte lourdement la situation financière de milliers de patientes, avec des coûts à la fois directs et indirects. Le terme « endométriose » provient du mot « endomètre », qui désigne la paroi interne de l’utérus, celle qui s’épaissit au cours du cycle menstruel et s’évacue au moment des menstruations.

03: L’égalité (Nouveau projet)

Lors d’un récent épisode de la «populaire série» Faire mousser les fractions sociales avec l’identité de genre comme bouc émissaire, le député caquiste Bernard Drainville a affirmé: «Ça va trop loin.» Il ouvrait ainsi, sensationnalisme au bout des doigts, son commentaire au sujet d’une décision du Tribunal des droits de la personne concluant que limiter les options de coupes de cheveux au binôme «homme ou femme» constitue un préjudice à l’égard des personnes non binaires.

Les syndicats protègent-ils les employé·e·s incompétent·e·s? (IRIS)


Durant la dernière année, le gouvernement de François Legault a multiplié les mesures contraignantes à l’encontre du syndicalisme au Québec. La proximité de la Coalition Avenir Québec (CAQ) avec le monde des affaires peut expliquer son biais défavorable aux organisations qui défendent l’intérêt des travailleurs et des travailleuses. Il n’en demeure pas moins que plusieurs des politiques antisyndicales – et antidémocratiques – mises de l’avant par le gouvernement sont fondées sur une analyse erronée du rôle des syndicats dans la société québécoise et des conséquences de leur présence. Dans cette série d’articles, l’IRIS déboulonne les mythes sur le syndicalisme et met en relief la grande diversité des enjeux liés à l’action de ces regroupements de salarié·e·s.