Iran, de nos jours. Heshmat est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya, jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad, venu demander sa bien-aimée en mariage, est soudain prisonnier d’un dilemme cornélien. Bharam, médecin interdit d’exercer, a enfin décidé de révéler à sa nièce le secret de toute une vie. Ces quatre récits sont inexorablement liés.
Le bluff technologique (Jacques Ellul)
Dans cet ouvrage, synthèse de la réflexion consacrée par Jacques Ellul à la technique, l’auteur s’attache à démystifier le discours sur les changements technologiques qui fleurissent dans notre société. Écrit antérieurement à l’explosion informatique et communicationnelle des années 80, il en anticipe l’arrivée, les utopies et les déconvenues. Plaidant pour une technique au service de l’homme contre une société qui asservit l’individu à une multiplicité de gadgets, il démonte avec minutie et conviction les arguments qui font de la technologie une fatalité. Manifeste pour une technique au service de l’homme, ce livre est un grand classique de la critique de la technique.
https://www.leslibraires.ca/livres/le-bluff-technologique-jacques-ellul-9782818502273.html
Noires sous surveillance : Esclavage, répression et violence d’État au Canada (Robyn Maynard)
La vérité a souvent un goût amer. Nous ne savons comment accepter nos histoires. Faut-il s’en tenir aux faits et dire la vérité ? Cet ouvrage monumental si richement documenté est précieux, il nous tire de l’oubli et du silence. Que savons-nous de l’esclavage au Canada ? Que savons-nous de la répression exercée sur les femmes et les hommes noirs ? Que savons-nous du racisme systémique ? Que savons-nous de la détresse des Autochtones, des sans-papiers, des personnes réfugiées ? Enfin fort peu… Parce que l’État construit et déconstruit les récits à travers les institutions. Les citoyen.ne.s sont ainsi condamné.e.s à reproduire une histoire qui nous échappe.
https://www.leslibraires.ca/livres/noires-sous-surveillance-esclavage-repression-et-robyn-maynard-9782897125776.html
Io capitano
It. 2023. Drame de Matteo Garrone avec Seydou Sarr, Moustapha Fall, Issaka Sawadogo. Exposés aux périls de passeurs et de brigands, deux cousins sénégalais traversent le continent africain afin d’atteindre la Libye, point de départ de leur passage en mer vers l’Europe. Road-movie supérieurement documenté sur les périls meurtriers auxquels sont confrontés les migrants africains. Quelques commodités narratives. Traitement digne et respectueux. Magnifiques interprètes (MediaFilm).
La diversité, un argument de vente (Le mouton noir)
La ville de Rimouski a accueilli durant le mois de mars deux évènements marquants : le Caroussel de Films Rimouski ainsi que le FestiQueer.
https://www.moutonnoir.com/2024/03/la-diversite-un-argument-de-vente/
Les blagues racistes ne sont pas bon enfant Pivot
La blague de Guillaume Lemay-Thivierge avec le mot en N alimente la complicité et la suprématie blanches.
https://pivot.quebec/2024/03/20/les-blagues-racistes-ne-sont-pas-bon-enfant/
Tableau de bord et palmarès : faisons le point ! (Presse-toi à gauche)
En début de semaine, le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a lancé avec fierté son « Tableau de bord en éducation ». Bonne ou mauvaise initiative ? La réponse courte pourrait être : ça dépend de l’objectif poursuivi et de l’usage qui en sera fait. Attention de ne pas s’égarer en chemin ! La suite ici
Les apatrides anonymes Émission du 21 mars 2024
On vous parle des routes migratoires dans le monde, de la Manche, de la Serbie et de Frontex ; on vous présente les actualités latino-américaines ; on traite d’enjeux autochtones et de nouvelles d’ici sur l’immigration, ainsi que de la situation dramatique dans les prisons québécoises ; et on vous propose l’agenda militant et des découvertes musicales ! Pour écouter c’est ici
L’inflation ralentit: la Banque du Canada en prendra-t-elle acte? (IRIS)
On apprenait mardi que l’Indice des prix à la consommation avait connu au Canada une progression sur un an de 2,8% en février. L’inflation se maintient ainsi dans la fourchette de 1% à 3% que la Banque du Canada se donne comme cible pour guider sa politique monétaire. Moins de deux semaines auparavant, la banque centrale avait maintenu inchangé le taux directeur à 5,00%, territoire où il se situe depuis le 12 juillet 2023. Le Conseil de direction de l’institution avait alors justifié sa décision en affirmant être « préoccupé par les risques entourant les perspectives d’inflation ».
Rappelons qu’entre février 2022 et juillet 2023, la Banque du Canada a fait passer son taux directeur de 0,5% à 5%, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis avril 2001. L’objectif de cette mesure: faire croître le coût des emprunts afin de limiter la consommation et ainsi exercer une pression à la baisse sur les prix.
On pourrait conclure que le ralentissement de l’inflation est le résultat de cette politique restrictive si ce n’est que les facteurs qui sont à l’origine de la récente poussée inflationniste sont hors du contrôle de la banque centrale. Chaînes d’approvisionnement paralysées par la pandémie de COVID-19, effets de la guerre en Ukraine et d’événements climatiques extrêmes sur les prix des aliments, conséquences des décisions des pays producteurs de pétrole et de gaz sur les coûts de l’énergie, hausse des profits des grandes entreprises du secteur de l’alimentation… La stabilisation (toute relative, il va sans dire) de ces différents phénomènes a fait ralentir le rythme d’augmentation des prix depuis 2023.
La banque centrale influence cependant encore fortement le niveau des intérêts que les ménages détenteurs d’une dette hypothécaire doivent verser à leurs créanciers. La hausse du taux directeur a fait croître ces paiements et, partant, le ratio du service de la dette des ménages canadiens, qui a atteint 15% au 4e trimestre de 2023. On se trouve dès lors devant un double paradoxe: d’une part, la Banque du Canada contribue à l’inflation qu’elle a le mandat de combattre; d’autre part, l’institution considère le niveau élevé d’endettement des ménages qui en résulte comme un indicateur de vulnérabilités financières.
La prochaine révision par la banque centrale du taux directeur aura lieu le 10 avril. Espérons qu’elle commencera à relâcher l’étau pour le bénéfice non seulement des personnes endettées, mais de l’ensemble de l’économie canadienne qui a jusqu’ici échappé à la récession.
Syndiquer les travailleur·euses autonomes (À babord !)
Le Syndicat associatif des travailleur·euses autonomes du Québec (S’ATTAQ) se consacre à la défense des droits des travailleur·euses autonomes. Quels sont les enjeux propres à cette condition d’emploi bien particulière, et quelles sont les stratégies d’organisation de S’ATTAQ ? Suite, cliquez ici