L’udienza (Marco Ferreri)

L’Audience suit le parcours d’un jeune homme catholique, Amedeo (Enzo Janacci), qui a quitté sa ville natale, dans le nord de l’Italie, pour venir à Rome, avec une idée fixe : obtenir une audience privée du pape Paul VI à qui il a des révélations très importantes à faire. La détermination d’Amedeo est telle qu’elle apparaît suspecte aux autorités du Vatican. Puisqu’il ne veut pas renoncer à son audience, on le fait surveiller par un policier, Aureliano Diaz (Ugo Tognazzi). Puis on le met entre les mains d’une prostituée, Aïché (Claudia Cardinale), censée lui tirer les vers du nez, mais qui s’attache à lui et entreprend de l’aider dans ses démarches. Elle le met en rapport avec un politicien d’extrême droite, le prince Donati (Vittorio Gassman), qui le recommande à Monseigneur Amerin (Michel Piccoli), un prêtre moderne. Mais c’est à un père Jésuite (Alain Cuny), rencontré au cours d’un dîner, qu’Amedeo dira, en secret, son message au Pape : le prêtre paraît bouleversé par son contenu.

03: L’égalité (Nouveau projet)

Lors d’un récent épisode de la «populaire série» Faire mousser les fractions sociales avec l’identité de genre comme bouc émissaire, le député caquiste Bernard Drainville a affirmé: «Ça va trop loin.» Il ouvrait ainsi, sensationnalisme au bout des doigts, son commentaire au sujet d’une décision du Tribunal des droits de la personne concluant que limiter les options de coupes de cheveux au binôme «homme ou femme» constitue un préjudice à l’égard des personnes non binaires.

Les syndicats protègent-ils les employé·e·s incompétent·e·s? (IRIS)


Durant la dernière année, le gouvernement de François Legault a multiplié les mesures contraignantes à l’encontre du syndicalisme au Québec. La proximité de la Coalition Avenir Québec (CAQ) avec le monde des affaires peut expliquer son biais défavorable aux organisations qui défendent l’intérêt des travailleurs et des travailleuses. Il n’en demeure pas moins que plusieurs des politiques antisyndicales – et antidémocratiques – mises de l’avant par le gouvernement sont fondées sur une analyse erronée du rôle des syndicats dans la société québécoise et des conséquences de leur présence. Dans cette série d’articles, l’IRIS déboulonne les mythes sur le syndicalisme et met en relief la grande diversité des enjeux liés à l’action de ces regroupements de salarié·e·s.