Le banquet (Sébastien Rose)

Est-ce que chacun peut trouver sa place au soleil dans notre société? Dans une ville où les valeurs se perdent, que transmet un père à sa fille, un professeur à ses étudiants, un leader étudiant à ses troupes?

L’école est-elle toujours ce lieu où se trouvent les amis, la connaissance et l’espoir? Professeur aussi passionné que désabusé, Bertrand est projeté dans une situation qui confronte toutes ses craintes. Jean-Marc, le recteur, n’a qu’une idée en tête : étouffer la contestation étudiante et développer toujours plus son université. Louis-Ferdinand, leader étudiant, est tiraillé entre son cœur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes.

Natacha veut refaire sa vie, mais très vite, son passé la rattrape, et sa seule bou&´e est de confronter son père. Gilbert, âme perdue, fréquente l’université sans vraiment savoir pourquoi. Quand il trouvera, ce sera trop tard.

La bataille de St-Léonard (Félix Rose)

Une crise linguistique sans précédent se déroule au cœur de la ville de Saint-Léonard en 1968-1969. Des parents francophones revendiquent des écoles uniquement en français alors que des membres de la communauté italienne souhaitent préserver des écoles bilingues. Le conflit s’étend à la grandeur du Québec et crée d’énormes tensions qui dégénèrent en violence et culminent par une émeute sanglante. La bataille de Saint-Léonard raconte l’histoire de Raymond Lemieux et de Mario Barone, deux remarquables oubliés aux origines modestes, qui se sont opposés avec force et conviction, malgré les lourdes conséquences sur leur vie familiale et professionnelle. Leur combat changera la destinée du Québec et mènera à l’adoption de la Charte de la langue française (loi 101).

Le confort et l’indifférence (Denys Arcand)

Un grand documentaire sur le Québec et un éditorial cinématographique virulent à l’occasion du référendum de mai 1980 sur la souveraineté-association. Couvrant les événements, le cinéaste sort la défaite référendaire du Parti québécois de son contexte local et la confronte au jugement de l’Histoire, en la soumettant au feu d’une critique acerbe sous la forme de citations extraites de l’œuvre de Nicolas Machiavel (magnifiquement interprété par Jean-Pierre Ronfard).

L’homme qui plantait des arbres (Frédéric Back)

Ce film raconte comment un homme simple et bon, à l’écoute de la terre, parvient à faire surgir une forêt dans une région retirée et désertique. Le récit constitue un hommage à la patience laborieuse de cet homme que rien n’arrête. Par la magie de son dessin, l’auteur réussit à nous livrer un message d’espoir, celui d’un jour écologiquement meilleur pour l’humanité entière.

Une révision (Catherine Therrien)

Nacira, élève musulmane studieuse, créé tout un émoi dans son Cégep lorsqu’elle demande une révision de la mauvaise note qu’elle a reçue pour son dernier devoir de philo et qui pourrait, selon elle, remettre en cause son admission à l’université. Pour Étienne, son prof, le problème c’est qu’elle a cité le Coran dans son argumentaire alors qu’il avait clairement spécifié que les textes religieux ne pouvaient pas être utilisés. Étienne, déstabilisé par sa rupture avec Rachel, ne veut rien savoir et défend avec ferveur ses convictions. Ce faisant, il se heurte à Sylvie, l’intransigeante directrice du collège, prête à tout pour satisfaire l’étudiante.

Arrêt sur image – L’enfermement chez Margarethe von Trotta (24 images)

La séquence d’ouverture de Rosa Luxemburg (Margarethe von Trotta, 1986) donne à voir le personnage principal dans la situation qui sera la sienne entre 1914 et 1919. C’est en effet emprisonnée que Rosa Luxemburg (Barbara Sukowa), cette figure révolutionnaire de l’aile gauche de l’Internationale ouvrière, cofondatrice avec Karl Liebknecht de la Ligue spartakiste, passera l’essentiel des dernières années de sa vie.