Snow and Ashes (Charles-Olivier Michaud)

Un conflit armé règne sur une région de l’Europe de l’est. Blaise est correspondant de guerre pour l’organisation Frontline Correspondents. À Québec, lors de son réveil d’un coma, Blaise découvre que son ami et collègue photographe avec qui il couvrait le conflit n’est pas revenu. Blaise tente maintenant de se remémorer les événements brutaux qui ont mené à la disparition tragique de son collaborateur de longue date et sa propre évasion de la zone de conflit.

Le banquet (Sébastien Rose)

Est-ce que chacun peut trouver sa place au soleil dans notre société? Dans une ville où les valeurs se perdent, que transmet un père à sa fille, un professeur à ses étudiants, un leader étudiant à ses troupes?

L’école est-elle toujours ce lieu où se trouvent les amis, la connaissance et l’espoir? Professeur aussi passionné que désabusé, Bertrand est projeté dans une situation qui confronte toutes ses craintes. Jean-Marc, le recteur, n’a qu’une idée en tête : étouffer la contestation étudiante et développer toujours plus son université. Louis-Ferdinand, leader étudiant, est tiraillé entre son cœur et sa tête, les aspirations des étudiants et les siennes.

Natacha veut refaire sa vie, mais très vite, son passé la rattrape, et sa seule bou&´e est de confronter son père. Gilbert, âme perdue, fréquente l’université sans vraiment savoir pourquoi. Quand il trouvera, ce sera trop tard.

La bataille de St-Léonard (Félix Rose)

Une crise linguistique sans précédent se déroule au cœur de la ville de Saint-Léonard en 1968-1969. Des parents francophones revendiquent des écoles uniquement en français alors que des membres de la communauté italienne souhaitent préserver des écoles bilingues. Le conflit s’étend à la grandeur du Québec et crée d’énormes tensions qui dégénèrent en violence et culminent par une émeute sanglante. La bataille de Saint-Léonard raconte l’histoire de Raymond Lemieux et de Mario Barone, deux remarquables oubliés aux origines modestes, qui se sont opposés avec force et conviction, malgré les lourdes conséquences sur leur vie familiale et professionnelle. Leur combat changera la destinée du Québec et mènera à l’adoption de la Charte de la langue française (loi 101).

Le confort et l’indifférence (Denys Arcand)

Un grand documentaire sur le Québec et un éditorial cinématographique virulent à l’occasion du référendum de mai 1980 sur la souveraineté-association. Couvrant les événements, le cinéaste sort la défaite référendaire du Parti québécois de son contexte local et la confronte au jugement de l’Histoire, en la soumettant au feu d’une critique acerbe sous la forme de citations extraites de l’œuvre de Nicolas Machiavel (magnifiquement interprété par Jean-Pierre Ronfard).

Ababouiné (André Forcier)

Montréal, 1957. L’influence du clergé sur la province est considérable. Cela n’empêche pas des gens de souhaiter un Québec laïque. Michel, 12 ans, a la polio et il habite le Faubourg à m’lasse. Rêvant de poésie et d’écriture, il passe ses journées à l’école et à aider un vieil éditeur à typographier des livres. Le recueil Ababouiné est presque terminé et il risque d’éveiller les consciences. Le manuscrit est cependant confisqué par des membres de l’Église. Michel et ses amis sont prêts à tout pour le récupérer, défiant une des plus puissantes institutions.

L’homme qui plantait des arbres (Frédéric Back)

Ce film raconte comment un homme simple et bon, à l’écoute de la terre, parvient à faire surgir une forêt dans une région retirée et désertique. Le récit constitue un hommage à la patience laborieuse de cet homme que rien n’arrête. Par la magie de son dessin, l’auteur réussit à nous livrer un message d’espoir, celui d’un jour écologiquement meilleur pour l’humanité entière.

Une révision (Catherine Therrien)

Nacira, élève musulmane studieuse, créé tout un émoi dans son Cégep lorsqu’elle demande une révision de la mauvaise note qu’elle a reçue pour son dernier devoir de philo et qui pourrait, selon elle, remettre en cause son admission à l’université. Pour Étienne, son prof, le problème c’est qu’elle a cité le Coran dans son argumentaire alors qu’il avait clairement spécifié que les textes religieux ne pouvaient pas être utilisés. Étienne, déstabilisé par sa rupture avec Rachel, ne veut rien savoir et défend avec ferveur ses convictions. Ce faisant, il se heurte à Sylvie, l’intransigeante directrice du collège, prête à tout pour satisfaire l’étudiante.

Un pays sans bon sens! (Pierre Perrault)

Essai cinématographique sur la notion d’appartenance à un pays. Se trouve-t-elle enracinée dans le cœur des hommes et des femmes, comme le croient certains? Les Québécois ont-ils assez de maturité pour se donner l’autonomie et un territoire? Qu’est-ce que le pays? Voilà quelques questions soulevées dans le film à une époque où ceux qu’on appelle Canadiens français se questionnent sur leur identité. Le documentaire aborde également la question de l’appartenance à un pays pour les Autochtones au Québec et les Bretons en France.