L’enfance d’Ivan (Andrei Tarkovsky)

Drame de guerre de Andreï Tarkovski avec Nikolaï Bourliaev, Valentin Zubkov, Evgeniy Zharikov. Durant la Deuxième Guerre mondiale, un gamin russe dont les parents ont été massacrés par les Allemands s’enrôle dans l’armée. Réquisitoire contre la guerre au style lyrique et poétique. Traitement à la fois dur et poignant. Très belle photographie. Jeu naturel de N. Bourliaev.

There is no evil (Mohammad Rasoulof)

Iran, de nos jours. Heshmat est un mari et un père exemplaire mais nul ne sait où il va tous les matins. Pouya, jeune conscrit, ne peut se résoudre à tuer un homme comme on lui ordonne de le faire. Javad, venu demander sa bien-aimée en mariage, est soudain prisonnier d’un dilemme cornélien. Bharam, médecin interdit d’exercer, a enfin décidé de révéler à sa nièce le secret de toute une vie. Ces quatre récits sont inexorablement liés.

Io capitano

It. 2023. Drame de Matteo Garrone avec Seydou Sarr, Moustapha Fall, Issaka Sawadogo. Exposés aux périls de passeurs et de brigands, deux cousins sénégalais traversent le continent africain afin d’atteindre la Libye, point de départ de leur passage en mer vers l’Europe. Road-movie supérieurement documenté sur les périls meurtriers auxquels sont confrontés les migrants africains. Quelques commodités narratives. Traitement digne et respectueux. Magnifiques interprètes (MediaFilm).