Mortalité et privé en santé : comparaisons internationales (IRIS)

Alors que les systèmes publics de santé canadiens sont plombés par des problèmes d’accès aux services depuis plusieurs années, la population est de plus en plus réceptive aux discours favorables à l’expansion du secteur privé dans le domaine de la santé, même si elle reste méfiante à l’égard des entreprises à but lucratif désireuses de tirer profit de la maladie1. Ces discours sont notamment relayés par les gouvernements qui, dans plusieurs provinces, sont activement engagés dans des processus de privatisation des services2.

Les mirages de l’IA (IRIS)

Il y a des chiffres qui donnent le vertige: Open AI, l’entreprise derrière l’agent conversationnel ChatGPT, a conclu un accord de 53 milliards $CA avec la filiale d’Amazon AWS pour s’assurer un accès à ses services infonuagiques. La compagnie américaine, qui envisage d’entrer en bourse dans les prochains mois, a pris des engagements totaux d’une valeur de 1400 milliards $US auprès de fournisseurs d’infonuagique et de semi-conducteurs, des technologies nécessaires au développement de l’intelligence artificielle.

Les fonds qui sont investis globalement dans le secteur de l’IA sont si importants que certains comme le président du Forum économique mondial mettent en garde face à la possibilité que l’on soit devant une bulle spéculative.

Pourtant, ce risque est loin d’avoir freiné son adoption par une quantité toujours plus grande d’organisations publiques et privées. Comme bien d’autres, Ottawa a dans les dernières années cédé au chant des sirènes. Le budget déposé cette semaine par les libéraux fédéraux présente l’adoption « à grande échelle » de l’IA par le gouvernement comme une mesure censée réduire les dépenses publiques. Le gouvernement québécois misait lui aussi dans son plan budgétaire présenté au printemps sur l’IA pour « améliorer la qualité des services publics et l’efficience de l’État. »

Si la puissance indéniable de l’IA explique son utilisation massive, rien n’indique pour l’instant qu’elle permettra aux organisations qui l’emploient d’économiser temps ou argent. Jusqu’ici, des études ont au contraire montré qu’elle n’avait aucun effet sur le temps de travail du personnel ou sur les entreprises, ou qu’elle pouvait carrément nuire à la productivité des travailleuses et des travailleurs.

Face à des résultats pour l’instant mitigés, les États devraient faire preuve de prudence à l’égard de l’intelligence artificielle et s’abstenir de donner des contrats à des entreprises privées en phase d’expérimentation sous prétexte de diminuer les dépenses gouvernementales.

How FIFA Corruption Actually Works (Insider)

Bonita Mersiades is a FIFA whistleblower and a former head of corporate and public affairs at Football Australia. She played a key role in Australia’s bid to host the 2018 and 2022 FIFA World Cups, a bidding season at the heart of a major FIFA corruption scandal that led to the indictment of 14 officials and executives. After she was fired in 2010, Mersiades became a prominent whistleblower and helped expose « the FIFA way, » the culture of bribery and corruption within FIFA. Her efforts contributed to investigations that led to high-profile FIFA arrests in 2015. She is the author of « Whatever It Takes: The Inside Story of the FIFA Way » and the founder of Fair Play Publishing, a company specializing in nonfiction stories about football. Mersiades speaks with Business Insider about the ongoing culture of corruption within FIFA, the controversial 2018 and 2022 selections of Russia and Qatar, and the history of misconduct and misogyny within the world of football. She speaks about the future of the World Cup tournament, which has been awarded to Saudi Arabia for 2034.

L’imposition de la philanthropie dans le financement de l’action communautaire (IRIS)

Depuis 2001, l’action communautaire bénéficie d’une reconnaissance et d’un financement officiels au Québec. Or, cette reconnaissance s’est historiquement accompagnée d’un sous-financement chronique. Plutôt que de pallier ce sous-financement, l’État québécois tente désormais d’intégrer la philanthropie dans le financement des organismes.