Pastiches et postiches (Umberto Eco)

Pastiches et postiches . Débusquer les non-dits, les présupposés et les réflexes qui fondent nos usages culturels, nos manières de lire, de créer, de donner sens au monde, sans doute est-ce là une des ambitions majeures de l’écrivain inclassable qu’est Umberto Eco. Les textes recueillis ici, publiés dans diverses revues depuis le début des années 1960, explorent toutes les stratégies de l’ironie et de la distance. Qu’il pastiche avec une affectueuse drôlerie Vladimir Nabokov ou le Nouveau Roman, imagine les déductions d’ethnologues australiens découvrant les indigènes du Milanais, ou fasse commenter en direct par les médias de notre temps la découverte de l’Amérique, il nous convie avec une alliance unique d’érudition, d’esprit critique et de gaieté voltairienne, à une nouvelle lecture des langages et des codes qui sont les nôtres et auxquels nous ne prêtons plus attention, tant ils font partie de notre quotidien.

My beautiful fantastic (Simon Aboud)

La bibliothécaire londonienne Bella Brown rêve de publier un livre pour enfants. Cependant, ses craintes l’empêchent de réaliser son rêve jusqu’à ce qu’elle rencontre une veuve grincheuse qui devient son mentor.

La nouvelle gestion publique : une menace aux droits humains (Ligue des droits et libertés)

Si les effets de la nouvelle gestion publique se font sentir sur la qualité du service public pour l’ensemble de la population, les travailleuses et travailleurs du secteur public en subissent directement les contrecoups. Cette approche de gestion porte atteinte à plusieurs droits humains, comme la liberté d’association, codifiés dans la Charte québécoise et plusieurs instruments du droit international.

L’entraide : un facteur de l’évolution (Pierre Kropotkine)

Un ouvrage incontournable afin de mieux comprendre les idéaux de liberté qui sont au coeur de la pensée anarchiste et libertaire.  » Aussi la théorie selon laquelle les hommes peuvent et doivent chercher leur propre bonheur dans le mépris des besoins des autres, triomphe-t-elle aujourd’hui sur toute la ligne […]. C’est la religion du jour, et douter de son efficacité c’est d’être un dangereux utopiste.  » Tel était le regard que le théoricien de l’anarchisme portait sur la société européenne du début du XIXe siècle. Depuis la fin des années 1970, avec la montée du néolibéralisme, ces idées sont revenues  » au goût du jour  » : invoquant la responsabilité individuelle et les bienfaits de la compétition, on voue un culte aux  » battants « , aux  » gagnants « , aux  » conquérants « …Dans L’entraide, un facteur de l’évolution, Kropotkine opposait une conception du progrès dans la nature et la société fondée sur l’entraide et la sociabilité. Il y mettait en lumière des comportements animaux fascinants et des réalités historiques et culturelles trop souvent oubliées, tel l’espace politique autonome qu’ont constitué les cités libres du Moyen Âge

Snow and Ashes (Charles-Olivier Michaud)

Un conflit armé règne sur une région de l’Europe de l’est. Blaise est correspondant de guerre pour l’organisation Frontline Correspondents. À Québec, lors de son réveil d’un coma, Blaise découvre que son ami et collègue photographe avec qui il couvrait le conflit n’est pas revenu. Blaise tente maintenant de se remémorer les événements brutaux qui ont mené à la disparition tragique de son collaborateur de longue date et sa propre évasion de la zone de conflit.

Les Robins des ruelles frappent encore : vol de plusieurs milliers de dollars de nourriture redistribuée à la communauté (Presse-toi à gauche)

Mardi soir, 6 février 2026, les « Robins des Ruelles » sont revenu_·e·_s en force et ont dévalisé une épicerie de l’enseigne Rachelle Béry pour une valeur de plusieurs milliers de dollars de nourriture. Une soixantaine d’individus, portant des chapeaux et tuques ornés d’une plume rouge, sont rentrés en masse dans l’épicerie pour y remplir des sacs qu’ils ont ensuite emportés sans passer à la caisse.

Enquête sur la droitisation du PQ (et de la société québécoise) (Presse-toi à gauche)

Lors de l’émission de Zone Info du 28 janvier où il était question de savoir si le PQ était en train de se « trumpiser », les commentatrices Karima Brikh et Christine St-Pierrre ont rapidement rejeté cette accusation. Si dans mon dernier texte j’ai analysé comment l’étiquette de « militants de gauche radicale » était utilisée pour discréditer les critiques et éviter de répondre à la question, je vais ici me pencher sur l’enjeu de fond.

Ma réponse va probablement surprendre plusieurs : je ne crois pas que le PQ sous le leadership de Paul St-Pierre-Plamondon (PSPP) soit véritablement en train de se « trumpiser ». Du moins, pas tout à fait, et il faudrait amener des nuances dans les diverses formes de « droitisation ». Si on affirme que le PQ est en voie de « trumpisation », il faut d’abord préciser ce qu’on entend par là.

Haïti: 7 février 1986 – 2026, 40 ans déjà ! (Le journal d’Alter)

Il y a quarante ans, jour pour jour, le 7 février 1986, notre peuple arrachait une victoire chèrement payée : la fin de près de trente années de dictature, de peur et de silence imposé. Aujourd’hui, pour la Coalition haïtienne contre la dictature en Haïti (Chcdh), il ne s’agit pas d’une simple commémoration symbolique. Cette commémoration est organisée parce que cette date nous interpelle et nous oblige. Car, le 7 février 1986 n’est pas seulement la chute de 30 ans d’un régime dictatorial; c’est surtout le cri d’un peuple qui disait clairement : «plus jamais cela».