Archives de catégorie : Sciences sociales
Être artiste (Nathalie Heinich)
Un lac inconnu (Éric Chauvier)
Le profit avant l’homme (Noam Chomsky)
Quand les élèves se révoltaient : Manuel d’histoire avant l’Effondrement (Francis-Dupuis-Déri et Emanuelle Dufour)
Le monde sans fin (Jean-Marc Jancovici, Christophe Blain, Clémence Sapin)
L’aventure ambigüe (Cheikh Hamidou Kane)
« De manière significative L’Aventure ambiguë, histoire d’un itinéraire spirituel, porte en sous-titre récit. Ce qui frappe en effet le lecteur de ce livre, c’est le classicisme dû autant à la retenue du ton qu’à la portée universelle de la réflexion philosophique. Sans doute l’auteur oppose-t-il à la pensée technique de l’Occident, essentiellement tournée vers l’action, la pensée de l’Islam, repliée sur elle-même, mais, au-delà de cette confrontation, c’est finalement le problème de l’existence qui est posé. On voit par là comment Cheikh Hamidou Kane, échappant à la donnée temporelle et politique de son sujet, l’angoisse d’être noir, débouche sur une réflexion qui nous concerne tous: l’angoisse d’être homme. »
https://www.leslibraires.ca/livres/aventure-ambigue-l-cheikh-hamidou-kane-9782264036933.html
Éloge du carburateur : Essai sur le sens et la valeur du travail (Crawford)
«La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l’éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, vibrionnant d’une tâche à l’autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l’évier, la raie des fesses à l’air.»
Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir… un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle une réflexion particulièrement fine sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales.
Mêlant anecdotes, récit, et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce «travail intellectuel», dont on nous rebat les oreilles, se révèle pauvre et déresponsabilisant. À l’inverse, il restitue l’expérience de ceux qui, comme lui, s’emploient à fabriquer ou réparer des objets – dans un monde où l’on ne sait plus qu’acheter, jeter et remplacer. Le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d’un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l’«économie du savoir».
https://www.leslibraires.ca/livres/eloge-du-carburateur-essai-sur-le-matthew-b-crawford-9782707181978.html
L’Industrie du complotisme Réseaux sociaux, mensonges d’État et destruction du vivant (Matthieu Amiech)
“Dans la foulée du Cauchemar de don Quichotte et de La Liberté dans le coma, Matthieu Amiech poursuit l’exploration des ravages de la numérisation sur les sociétés humaines. Internet et les réseaux sociaux sont ainsi le terreau du phénomène complotiste. Mais celui-ci a également pour carburant le nihilisme des oligarchies, qui assument de plus en plus l’appauvrissement des populations et la destruction de la vie sur terre, pour maintenir le système économique en place.
Dans une ambiance de fin du monde, le complotisme ne peut que proliférer. Ce livre choisit d’affronter les questions qu’il soulève (tantôt absurdes, tantôt légitimes), en les réinscrivant dans une perspective politique.”
https://raffin.leslibraires.ca/livres/l-industrie-du-complotisme-reseaux-sociaux-matthieu-amiech-9791095432364.html
Cartographie de l’amour décolonial (Leanne Betasamosake Simpson)
Dans Cartographie de l’amour décolonial, l’écrivaine et militante autochtone Leanne Betasamosake Simpson explore l’existence actuelle des peuples et collectivités autochtones, en particulier celle de sa propre nation nishnaabeg. Ses personnages s’efforcent de réconcilier leur désir de vivre une vie pleine de tendresse avec le combat qu’ils livrent quotidiennement pour survivre aux injustices passées et présentes causées par le racisme et le colonialisme.