Comment des épiceries publiques pourraient fonctionner au Canada (IRIS)

Il y a fort à parier que vous ayez passé une partie de vos repas des fêtes à parler du prix des aliments[1]. Les coûts pour les consommateurs ont augmenté de près de 30 % depuis 2020, tandis que les méga-épiciers ont doublé leurs marges bénéficiaires et que leurs profits totaux ont bondi de plus de 120 %. La méfiance croissante à l’égard du système oligopolistique de la vente alimentaire au détail au Canada — où cinq grandes chaînes contrôlent 80 % du marché — a incité à penser au-delà du modèle des grandes surfaces commerciales.

D’importantes hausses de loyer sont (encore) à prévoir cette année (Pivot)

Le Tribunal administratif du logement vient de dévoiler ses suggestions de hausses de loyer pour 2026, les premières avec la formule révisée l’an dernier par le gouvernement Legault. Bien que les augmentations suggérées soient moins élevées que celles des dernières années, elles risquent d’être bien trop élevées pour de nombreux ménages au bord du gouffre, préviennent les associations de protection des locataires.

Haïti : plongée dans l’abîme (ARTE Reportage)

La redoutable coalition des gangs Viv Ansanm (« Vivre ensemble ») a mis Port au Prince à genoux. La capitale haïtienne est devenue une véritable zone de guerre où les victimes se comptent par milliers et dont de nombreux quartiers ont été détruits et vidés de leurs habitants.

Jamais Port-au-Prince n’avait sombré dans une telle spirale de violence. Les gangs contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité de la capitale, imposent des « taxes » sur chaque passage, enlèvent, rackettent et massacrent en toute impunité. Les rares services publics encore en place peinent à fonctionner : les écoles ferment les unes après les autres, les hôpitaux sont pris d’assaut et les convois humanitaires circulent au péril de leur vie.
Dans ce chaos, les habitants oscillent entre fatalité et désespoir, vivant chaque jour avec la peur d’être tués, kidnappés ou violés. La présence policière s’effondre, l’État se délite et la criminalité remplace désormais toute forme d’autorité.
Plongée au cœur de cette catastrophe humaine où se dessine le portrait croisé de Carole, une mère de famille vivant dans un camp de déplacés, et d’Angelo, un jeune homme au parcours brisé, qui a rejoint un gang il y a deux ans. Tous deux ont tout perdu : leur maison, leurs proches, leur travail, leur avenir. Tous deux accusent un même responsable : un État corrompu, absent, qui abandonne la population depuis des décennies et laisse les gangs dicter leur loi. À travers ces destins brisés, ce reportage raconte l’ampleur du désastre, mais aussi l’immense chantier qui attend Haïti si le pays veut retrouver la paix, reconstruire ses quartiers détruits et restaurer un semblant d’État.

Émission du 22 janvier 2026 (Les Apatrides)

À chaque début de nouvelle année, nous présentons notre émission spéciale bilan 2025. Au menu de notre premier balado de 2026 en ce 22 janvier, découvrez nos choix dans les catégories suivantes : personnalités ou organisations marquantes, droits humains et régimes autoritaires, pays ou régions chaudes, enjeux autochtones et migratoires, citations racistes ainsi que quelques chiffres importants de 2025.
On vous a aussi concocté un quiz ainsi qu’une sélection musicale coups de coeur de la dernière année !

Les syndicats réussissent-ils encore à faire augmenter les salaires ? (IRIS)

Durant la dernière année, le gouvernement de François Legault a multiplié les mesures contraignantes à l’encontre du syndicalisme au Québec. La proximité de la Coalition Avenir Québec (CAQ) avec le monde des affaires peut expliquer son biais défavorable aux organisations qui défendent l’intérêt des travailleurs et des travailleuses. Il n’en demeure pas moins que plusieurs des politiques antisyndicales – et antidémocratiques – mises de l’avant par le gouvernement sont fondées sur une analyse erronée du rôle des syndicats dans la société québécoise et des conséquences de leur présence. Dans cette série d’articles, l’IRIS déboulonne les mythes sur le syndicalisme et met en relief la grande diversité des enjeux liés à l’action de ces regroupements de salarié·e·s.

Gaza, de la faillite globale au devoir d’humanité (Collectif 19 mars)

Pour nous, la question palestinienne est en quelque sorte une boussole en ces temps troubles. Une boussole qui guide notre engagement: celui d’offrir un lieux d’échange inclusif qui prenne à revers les discours dominants pour en éclairer les angles morts; de dénoncer et combattre le racisme et le colonialisme sous toutes leurs formes; de demeurer ancré-es dans une approche résolument démocratique ne cédant rien aux voix qui avilissent la dignité humaine, l’égalité, et le droit d’avoir des droits.

So You Think You’ve Been Gaslit (The New Yorker)

The popularity of the term testifies to a widespread hunger to name a certain kind of harm. But what are the implications of diagnosing it everywhere? When I put out a call on X (formerly known as Twitter) for experiences of gaslighting, I immediately received a flood of responses, Leah’s among them. The stories offered proof of the term’s broad resonance, but they also suggested the ways in which it has effectively become an umbrella that shelters a wide variety of experiences under the same name. Webster’s dictionary defines the term as “psychological manipulation of a person usually over an extended period of time that causes the victim to question the validity of their own thoughts, perception of reality, or memories and typically leads to confusion, loss of confidence and self-esteem, uncertainty of one’s emotional or mental stability, and a dependency on the perpetrator.” Leah’s own experience of gaslighting offers a quintessential example—coercive, long-term, and carried out by an intimate partner—but as a clinician she has witnessed the rise of the phrase with both relief and skepticism. Her current job gives her the chance to offer college students the language and the knowledge that she didn’t have at their age. “I love consent education,” she told me. “I wish someone had told me it was O.K. to say no.” But she also sees the word “gaslighting” as being used so broadly that it has begun to lose its meaning. “It’s not just disagreement,” she said. It’s something much more invasive: the gaslighter “scoops out what you know to be true and replaces it with something else.”

Une étude, le déclin du hockey et le mythe des talents précoces (Radio-Cadenas)

À cause de nombreux signes confirmant le déclin de nos systèmes de hockey, le thème du développement de talent n’a probablement jamais été aussi populaire qu’au cours des dernières semaines au Québec et au Canada. Or, une étude absolument fascinante a été publiée à ce sujet au début du mois de décembre. Pendant que tout le monde tire à gauche et à droite pour proposer sa solution aux problèmes que traverse le hockey, les conclusions de cette étude nous ramènent à l’essentiel.