Les Robins des ruelles frappent encore : vol de plusieurs milliers de dollars de nourriture redistribuée à la communauté (Presse-toi à gauche)

Mardi soir, 6 février 2026, les « Robins des Ruelles » sont revenu_·e·_s en force et ont dévalisé une épicerie de l’enseigne Rachelle Béry pour une valeur de plusieurs milliers de dollars de nourriture. Une soixantaine d’individus, portant des chapeaux et tuques ornés d’une plume rouge, sont rentrés en masse dans l’épicerie pour y remplir des sacs qu’ils ont ensuite emportés sans passer à la caisse.

Enquête sur la droitisation du PQ (et de la société québécoise) (Presse-toi à gauche)

Lors de l’émission de Zone Info du 28 janvier où il était question de savoir si le PQ était en train de se « trumpiser », les commentatrices Karima Brikh et Christine St-Pierrre ont rapidement rejeté cette accusation. Si dans mon dernier texte j’ai analysé comment l’étiquette de « militants de gauche radicale » était utilisée pour discréditer les critiques et éviter de répondre à la question, je vais ici me pencher sur l’enjeu de fond.

Ma réponse va probablement surprendre plusieurs : je ne crois pas que le PQ sous le leadership de Paul St-Pierre-Plamondon (PSPP) soit véritablement en train de se « trumpiser ». Du moins, pas tout à fait, et il faudrait amener des nuances dans les diverses formes de « droitisation ». Si on affirme que le PQ est en voie de « trumpisation », il faut d’abord préciser ce qu’on entend par là.

Haïti: 7 février 1986 – 2026, 40 ans déjà ! (Le journal d’Alter)

Il y a quarante ans, jour pour jour, le 7 février 1986, notre peuple arrachait une victoire chèrement payée : la fin de près de trente années de dictature, de peur et de silence imposé. Aujourd’hui, pour la Coalition haïtienne contre la dictature en Haïti (Chcdh), il ne s’agit pas d’une simple commémoration symbolique. Cette commémoration est organisée parce que cette date nous interpelle et nous oblige. Car, le 7 février 1986 n’est pas seulement la chute de 30 ans d’un régime dictatorial; c’est surtout le cri d’un peuple qui disait clairement : «plus jamais cela».

Comment des épiceries publiques pourraient fonctionner au Canada (IRIS)

Il y a fort à parier que vous ayez passé une partie de vos repas des fêtes à parler du prix des aliments[1]. Les coûts pour les consommateurs ont augmenté de près de 30 % depuis 2020, tandis que les méga-épiciers ont doublé leurs marges bénéficiaires et que leurs profits totaux ont bondi de plus de 120 %. La méfiance croissante à l’égard du système oligopolistique de la vente alimentaire au détail au Canada — où cinq grandes chaînes contrôlent 80 % du marché — a incité à penser au-delà du modèle des grandes surfaces commerciales.

D’importantes hausses de loyer sont (encore) à prévoir cette année (Pivot)

Le Tribunal administratif du logement vient de dévoiler ses suggestions de hausses de loyer pour 2026, les premières avec la formule révisée l’an dernier par le gouvernement Legault. Bien que les augmentations suggérées soient moins élevées que celles des dernières années, elles risquent d’être bien trop élevées pour de nombreux ménages au bord du gouffre, préviennent les associations de protection des locataires.

Haïti : plongée dans l’abîme (ARTE Reportage)

La redoutable coalition des gangs Viv Ansanm (« Vivre ensemble ») a mis Port au Prince à genoux. La capitale haïtienne est devenue une véritable zone de guerre où les victimes se comptent par milliers et dont de nombreux quartiers ont été détruits et vidés de leurs habitants.

Jamais Port-au-Prince n’avait sombré dans une telle spirale de violence. Les gangs contrôlent aujourd’hui la quasi-totalité de la capitale, imposent des « taxes » sur chaque passage, enlèvent, rackettent et massacrent en toute impunité. Les rares services publics encore en place peinent à fonctionner : les écoles ferment les unes après les autres, les hôpitaux sont pris d’assaut et les convois humanitaires circulent au péril de leur vie.
Dans ce chaos, les habitants oscillent entre fatalité et désespoir, vivant chaque jour avec la peur d’être tués, kidnappés ou violés. La présence policière s’effondre, l’État se délite et la criminalité remplace désormais toute forme d’autorité.
Plongée au cœur de cette catastrophe humaine où se dessine le portrait croisé de Carole, une mère de famille vivant dans un camp de déplacés, et d’Angelo, un jeune homme au parcours brisé, qui a rejoint un gang il y a deux ans. Tous deux ont tout perdu : leur maison, leurs proches, leur travail, leur avenir. Tous deux accusent un même responsable : un État corrompu, absent, qui abandonne la population depuis des décennies et laisse les gangs dicter leur loi. À travers ces destins brisés, ce reportage raconte l’ampleur du désastre, mais aussi l’immense chantier qui attend Haïti si le pays veut retrouver la paix, reconstruire ses quartiers détruits et restaurer un semblant d’État.

Émission du 22 janvier 2026 (Les Apatrides)

À chaque début de nouvelle année, nous présentons notre émission spéciale bilan 2025. Au menu de notre premier balado de 2026 en ce 22 janvier, découvrez nos choix dans les catégories suivantes : personnalités ou organisations marquantes, droits humains et régimes autoritaires, pays ou régions chaudes, enjeux autochtones et migratoires, citations racistes ainsi que quelques chiffres importants de 2025.
On vous a aussi concocté un quiz ainsi qu’une sélection musicale coups de coeur de la dernière année !

Les syndicats réussissent-ils encore à faire augmenter les salaires ? (IRIS)

Durant la dernière année, le gouvernement de François Legault a multiplié les mesures contraignantes à l’encontre du syndicalisme au Québec. La proximité de la Coalition Avenir Québec (CAQ) avec le monde des affaires peut expliquer son biais défavorable aux organisations qui défendent l’intérêt des travailleurs et des travailleuses. Il n’en demeure pas moins que plusieurs des politiques antisyndicales – et antidémocratiques – mises de l’avant par le gouvernement sont fondées sur une analyse erronée du rôle des syndicats dans la société québécoise et des conséquences de leur présence. Dans cette série d’articles, l’IRIS déboulonne les mythes sur le syndicalisme et met en relief la grande diversité des enjeux liés à l’action de ces regroupements de salarié·e·s.